Lauréats de SUPINFO: Les 1ers visés par les recruteurs

Soumis par fati.zeghari le sam 25/06/2016 - 11:33


SUPINFO Maroc - Ecole supérieure internationale d'informatique

Les ingénieurs informatiques cartonnent

Par 

Ahlam NAZIH

 | Edition N°:4799 Le 21/06/2016 | Partager  

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85% des lauréats de Supinfo recrutés au bout de 6 mois

Certifications et coaching pour garantir leur employabilité

Développement, bases de données, business intelligence,… les métiers prisés

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Beaucoup d’entreprises préfèrent externaliser le développement de solutions informatiques au lieu de recruter. 10% des lauréats de Supinfo préfèrent lancer leur propre société afin de saisir ces marchés (Ph. fotolia)

Oui, il existe une overdose de lauréats des filières informatiques sur le marché. Mais il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier. «C’est le cas au niveau des profils de technicien, technicien spécialisé et même des bac+3, mais pas des ingénieurs. Ces derniers sont très demandés, surtout avec la multitude de SSII qui s’implantent au Maroc», assure Amine Zniber, directeur régional de Supinfo. Le taux d’employabilité des lauréats de l’école, présente dans une dizaine de pays (plus de 30 campus), est de 85%, dont 40% durant le projet de fin d’études, 40% à trois mois de la diplomation et 20% au bout de 6 mois. Par ailleurs, 10% créent leur propre entreprise de services informatiques.
Le salaire brut moyen annuel des débutants est de 150.000 DH. «Certains démarrent avec un salaire de 18.000 DH par mois, contre une moyenne de 8.000 DH pour les ingénieurs des autres disciplines», avance Zniber.
Afin de garantir l’employabilité de ses diplômés, Supinfo veille à les doter des compétences techniques dès la première année, avec 80% de cours pratiques, ainsi qu’en introduisant régulièrement de nouvelles matières. Ce fut le cas cette année avec un cours sur la technologie «Togaf», couvrant l’architecture informatique.
L’école est la seule en Afrique à dispenser cette spécialité. Elle a également intégré l’intelligence émotionnelle pour les étudiants de 5e année, en vue de compléter leur cursus technique. Supinfo compte aussi faire appel à des coachs dont la mission sera d’accompagner les étudiants dès la première année, pour «faire la différence entre le virtuel et le monde réel» et faire face à leur addiction aux jeux. Un phénomène courant chez les geeks.    
L’établissement joue également sur les certifications dans différentes technologies. «C’est ce qui fait la différence aux yeux des recruteurs», insiste Zniber. En raison du coût élevé des certifications professionnelles (jusqu’à 20.000 DH), l’école a décidé de prendre en charge celles que ses étudiants arrivent à passer avec succès. Elle a aussi monté une IT Academy avec Microsoft. Près de 200 jeunes y préparent leur certification.
Pour affûter leurs armes, les étudiants participent à plusieurs évènements citoyens lancés par l’établissement. A l’instar des journées de formations «Share it». Organisées entre mars et mai derniers au profit d’étudiants, universitaires et professionnels, elles sont destinées à démocratiser les innovations technologiques (Drupan, Docker, big data, etc.).   
Des ateliers d’initiation des lycéens aux métiers de l’informatique ont également été tenus dans plusieurs villes (Fès, Meknès, Béni Mellal, El Jadida). A cette occasion, 2.500 guides avec des fiches métiers ont été distribués.
Avec la fondation de la SSII française, Ippon Technologies, Supinfo s’apprête à équiper plusieurs maisons de jeunes dans le monde rural en matériel informatique. Une première opération a été montée au village Saâda (aux environs de Marrakech). Un programme spécial a été conçu afin d’initier les jeunes, et moins jeunes, à l’usage des IT. La formation sera animée par les élèves ingénieurs, qui accompagneront aussi des formateurs locaux. Vu le nombre d’étudiants subsahariens de l’école (25%), la même opération sera menée dans d’autres pays africains, à commencer par le Mali.

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